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Environ 2 millions de français sont des expatriés. 98% de ces expatriés reviendront un jour dans leur pays d’origine à savoir la France. Durant leur expatriation, ces personnes là bénéficient d’avantages non négligeables à souscrire un contrat d’assurance vie. Ce véhicule financier devient ainsi notamment un excellent moyen d'optimisation fiscale dans le cas d'une expatriation que cela en matière de succession ou bien en vue de préparer son retour, sa retraite etc. Succession : En souscrivant lors de son expatriation un contrat d’assurance vie, les bénéficiaires nommés au contrat ne sont pas soumis en France à la taxe de succession de 20 % (taxe due normalement en France lors du dénouement du contrat d'assurance vie par décès au-delà de 152.500 euros). Pour ce faire, il faut obligatoirement qu’au jour de l'adhésion, le souscripteur soit non-résident au sens de la législation fiscale française. Ainsi, si au jour de l'adhésion au contrat, vous n'êtes pas résident fiscal français au sens de l'article 4 B du Code Général des Impôts et que vous êtes âgé de moins de 70 ans, le prélèvement de 20 % n'aura pas vocation à s'appliquer. Vos héritiers ne payeront aucun impôt sur les capitaux perçus ! Extrait du texte du code général des impôts : Lorsqu'elles n'entrent pas dans le champ d'application de l'article 757 B, les sommes, rentes ou valeurs quelconques dues directement ou indirectement par un ou plusieurs organismes d'assurance et assimilés, à raison du décès de l'assuré, sont assujetties à un prélèvement de 20 % à concurrence de la part revenant à chaque bénéficiaire de ces sommes, rentes ou valeurs correspondant à la fraction rachetable des contrats et des primes versées au titre de la fraction non rachetable des contrats autres que ceux mentionnés au 1° du I de l'article 199 septies et que ceux mentionnés aux articles 154 bis, 885 J et au 1° de l'article 998 et souscrits dans le cadre d'une activité professionnelle, diminuée d'un abattement de 152 500 €. Le bénéficiaire doit produire auprès des organismes d'assurance et assimilés une attestation sur l'honneur indiquant le montant des abattements déjà appliqués aux sommes, rentes ou valeurs quelconques reçues d'un ou plusieurs organismes d'assurance et assimilés à raison du décès du même assuré (Ces dispositions s'appliquent aux contrats souscrits à compter du 13 octobre 1998 et aux contrats en cours pour les primes versées à compter de la même date.) Auquel s'ajoute une précision de l'Instruction fiscale du 30 décembre 1999, 7 K-1-00 n° 16 ... Ce prélèvement de 20% s'applique aux sommes, rentes ou valeurs dues au titre des contrats dont le souscripteur ou l'adhérent s'agissant d'un contrat groupe est une personne physique ayant son domicile fiscal en France au sens de l'article 4 B du même Code. Cette règle s’applique que le contrat soit régi par la loi française ou par une loi étrangère. Le 2ème avantages de cette non application de l’article 990I du CGI est que même si vous revenez en France et que vous êtes amenés à reverser de l’argent même des sommes importantes, vous bénéficierez de l’EXONERATION DU CONTRAT pour vos bénéficiaires français. En effet pour la calcul de la fiscalité des contrats d’assurance on tient toujours compte de la date de souscription et du lieu de souscription. La date du ou des versements suivant n’entrent pas en compte du calcul. Si en revanche vous ne revenez pas en France et que vous êtes amenés à reverser de l’argent même des sommes importantes l’EXONERATION DU CONTRAT restent pour vos bénéficiaires français . Utilisation
de son placement en cas de vie : Souscrire lors
de son expatriation, ne signifie pas que vous devez vous
précipitez vers n’importe quel compagnie car le
contrat doit être en règle vis-à-vis de
la réglementation européenne (directive
2002/92 CE) tant de votre pays de résidence s’il
s’agit d’un pays au sein de l’UE que celui
de votre pays de retour à savoir la France. A titre d’exemple, un expatrié français vivant en Belgique et qui souscrirait un contrat d’assurance vie via une compagnie implanté en France et dont cette dernière ne payera pas la taxe étatique belge de 1,10% rendrait le contrat illégal en Belgique avec un risque de requalification par le fisc belge. Le client ayant souscrit un contrat alors que la compagnie n’a pas payée cette taxe étatique, sera redevable et il sera poursuivi sur ses actifs personnels et ses biens propres. De plus comme le contrat sera considéré comme off shore, le risque lors du retour est qu’il soit à son tour rejeté par le fisc français puisque non conforme à la réglementation européenne dès l’origine. De plus lorsque ce client fera des rachats partiels ou totaux de son vivant sur ce même contrat souscrit via une compagnie basée en France, la compagnie appliquera les règles fiscales suivantes : Y
a-t-il des Impôts sur le revenu et/ou des
Contributions sociales si le contrat est souscrit
auprès d’une compagnie d’assurance
basée en France alors que l’on est
expatrié ?: Principe n°3 : les retraits ou rachats sont obligatoirement justiciables des prélèvements (35% ; 15% ; 7,5% selon la durée du dit contrat) - Art 125A III 1er alinéa mais n’étant pas assujettis à l’IRPP, les non résidents ne bénéficient pas des abattements de 4.600/9.200 € après 8 ans. Principe n°4 : l’assujettissement aux prélèvements est fortement atténué par le jeu des conventions de non double imposition lorsqu’elles existent.
Si les contrats français sont probablement parmi les meilleurs dans leur construction pour des résidents français, ils ne le sont plus lorsque l’on réside hors de France et notamment lorsque l’on est expatrié.
Afin de pouvoir ne pas faire d’erreur dans ses choix d’investissement, il est amplement préférable et recommandé de se rapprocher d’un professionnel indépendant comme les conseillers en gestion de patrimoine.
En effet le choix du contrat via une compagnie, en règle vis-à-vis des règles européennes, est primordial notamment si le souscripteur et amené à devenir résident dans un autre pays avant de rentrer en France.
Si nous reprenons notre exemple, notre français résident en Belgique et ensuite amené professionnellement ou à titre privé à devenir résident d’un nouveau pays au sein de l’UE comme par exemple l’Italie. La compagnie française a-t-elle la capacité à adapter le contrat à la fiscalité locale du nouveau pays de résidence ? En effet en Italie pour que le contrat soit considéré comme contrat d’assurance vie au sens légal de la législation, celui ce doit de prévoir obligatoirement une garantie décès. Comme c’est le cas également dans un certain nombre d’autres pays de l’Union Européenne.
Si
le contrat ne prévoit pas cette clause, il n’est
pas considéré selon la réglementation
locale comme légale. Le Luxembourg est à ce
jour le seul pays à pouvoir, grâce à son
savoir et sa technicité international produit,
adapter les contrats en fonction des
pérégrinations du client.
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